Profanation de cimétières au Sénégal: Tous les moyens possibles des sénégalais pour se retrouver au sommet

0

Au Sénégal, la profanation des tombes musulmanes dans des cimetières devient un phénomène récidive et le peuple profondément religieux, devait se défaire de tout obscurantisme. Cependant on constate de jour en jour, des pratiques fétichistes à un degré très élevé de la société sénégalaise. Des gens s’adonnent désormais aux pratiques mystiques dans ces lieux de repos. Le poids de la pauvreté et le besoin de s’enrichir sont à l’origine de ce phénomène : Vouloir à tout prix dominer dans son domaine. Les politiques, les sportifs (lutteurs, footballeurs entre autres) sont indexaient de cette nouvelle tendance dans les cimetières.

Chez les lutteurs avec frappes ou simple, certains mettent en scène l’usage des pratiques mystiques l’enceinte de l’arène. Ces sportifs utilisent tous les moyens possibles pour se retrouver au sommet de ce sport national. Une croyance en l’existence de ces pouvoirs surnaturels dont disposent certains sénégalais, est mouillée dans la conscience collective du pays. C’est ce qui explique le fait que le champ politique ou la vie sociale devient un milieu favorable à toutes les formes de rivalité occulte.

Victime de la profanation, le lutteur sénégalais Eumeu Séne avait accusé après un combat avec l’ancien roi des arènes Balla Gaye, son écurie et ses supporters, du fait que la tombe de sa mère a été souillée. D’autres tombes ont été déterrées dans le même quartier.

Des actes inexplicables, certainement motivés par des pratiques mystiques. En garde à vue au commissariat de police de Pikine (banlieue dakaroise), le sénégalais Saer Gningue a été conduit ce mardi par les forces des l’ordre au cimetière musulmane de la municipal du quartier, pour une reconstitution des faits. IL est accusé d’avoir profané plusieurs tombes dans ce cimetière. Ce dernier n’a pas manqué de faire des confidences sur les faits qu’on lui accuse.

« Je suis épuisé commissaire, aidez-moi. J’ai reconnu avoir remis en l’état trois tombes, de grâce pardonnez-moi », a répété le mis en cause, durant la reconstitution des faits, rapporte le journal sénégalais L’Observateur.

« Vous n’avez pas le droit de tenir en otage tout un pays », rétorque le commissaire, « Dites-nous la vérité, montrez-nous la quatrième tombe où le corps de la vieille dame a été exhumé », le patron de la police du quartier de Pikine.

« Je sais que je suis démasqué, je vous demande pardon commissaire, ma famille est dans le désarroi », a affirme le fossoyeur. Et d’ajouter : « Ce n’est pas moi, c’est Niasse ».

Ainsi, la pratique mystique est tellement importante au Sénégal que, les cérémonies religieuses sont devenues pour les hommes politiques, les lutteurs et les stars de la musique sénégalaise, l’occasion de se faire une certaine popularité et aussi de profiter des prières des personnalités religieuses du pays pour perdurer au pouvoir, multiplier les chances de remporter des élections, devenir champion, ou être star nationale.

Au Sénégal, la pratique et le recours au mystique ne se limitent pas seulement aux sacrifices et prières. Mais aussi et surtout à d’autres commodes dangereuses et inespérées de certains sénégalais dans leur domaine. La profanation des cimetières de Pikine à plusieurs reprises, laisse penser des pratiques mystiques des profanateurs. Ces derniers, faisant recours aux marabouts féticheurs surnaturel, spécialisés dans la magie noire ou blanche qui, les garantissent protection, pouvoir, et succès.

Ces actes ignobles de profanation de tombes répétés dans des cimetières au quartier Pikine, deviennent ainsi, un manque de respect du sacré. Elles sont des actes inconvenant, dégradant pour le défunt, et commis au mépris des usagers d’une société, envers ses morts. La profanation de sépulcre peut viser non un individu, mais toute une communauté.

La profanation relève d’un acte symbolique sur plusieurs tombes. Il peut s’agir d’une infraction à la loi religieuse dans un lieu consacré : « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence.»

Quelles que soient, les raisons de ces pratiques, la profanation des tombes dans des cimetières au Sénégal, devient de plus en plus fréquente dans la société. L’État sénégalais doit encore prendre toutes les dispositions, pour freiner ce phénomène.

Fatim Ndiaye

Source: Times24

Share.

About Author