Bilal le Prophète (Doumbi-Fakoly)

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Le sabeisme, la religion des Noirs de l’Arabie pre-islamique.

Bilal, fils d’une famille noble et homme de droit éthiopien – qui n’a jamais été un esclave – premier muezzin de l’islam sous Mahomet.
Illustration de Medhi, couverture du livre de mohamed b.al-hachem, « bilal, muezzin du prophete d’allah. »

Les Noirs d’Afrique furent les premiers habitants de la péninsule arabique. L’influence de l’Ethiopie voisine, alors province du royaume de Nubie (Soudan), fut considérable sur le pays. Saba (la péninsule arabique) et l’Ethiopie deviendront dès lors un seul et même pays. Saba sera pendant longtemps sœur de la Nubie et de l’Egypte, une extension culturelle et raciale de l’Afrique noire. Les Blancs venus d’Eurasie arriveront plus tard, dans un état de semi-barbarie, et recevront des Noirs tous les éléments de la civilisation.

Les Noirs d’Arabie appelés sabéens, avaient un culte spirituel originaire d’Afrique. La spiritualité sabéenne comprenait le jeûne de 30 jours comme en Egypte, une trinité Vénus-Soleil-Lune, 7 prières quotidiennes adressés au soleil dans ses différentes phases de développement, l’absence d’idolâtrie, d’images et de sacerdoces, le pèlerinage à La Mecque, une source sacrée (Zenzen), une pierre sacrée (Kaaba), les ancêtres morts étaient divinisés. Les sabéens savaient comme tous les autres Noirs, qu’il y avait une vie après la mort.

Voilà donc quel était la spiritualité des ancêtres de Bilal, 1000 ans au moins avant la naissance de l’islam. On le voit, pour les sabéens, Dieu était dans tout ce qui vit, conformément à la pensée de l’Afrique noire, d’où le fait qu’ils aient une trinité faite d’astres. L’adoration du soleil dans ses différentes phases d’ascension rend compte du caractère sacré que nos ancêtres donnaient à cet astre, dispensateur et régulateur de vie. Le soleil étant sacré en Egypte et jusqu’à nos jours chez les Bassa du Cameroun. Les ancêtres morts étaient divinisés comme en Afrique noire jusqu’à aujourd’hui. Les guerres incessantes entre Blancs et Noirs finiront par pousser les sabéens à fuir vers la partie africaine de leur pays, l’Ethiopie. Tous les éléments qui donneront naissance à l’islam existait déjà, c’est le prophète Mahomet qui ramènera les prières de 7 à 5 par jour « pour alléger l’humanité », la lune est restée importante dans l’slam. L’islam s’est donc bâtie sur la spiritualité africaine, mais l’essence même de la vision noire a été effacée. Les sémites, voyant la nature hostile depuis leur bassin originel implacable des steppes eurasiatiques, ont sorti Dieu de ses créations pour le placer au ciel, conformément à leur vision dualiste du monde. Si l’islam s’est bâti sur la spiritualité africaine, il ne peut donc être considéré comme une spiritualité africaine.

Sources : Nations Nègres et Culture, Cheikh Anta Diop, page 195

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Ce récit historique est l’aboutissement de plusieurs années de recherches menées avec patience et minutie par l’auteur dont l’objectif avoué est la réhabilitation du négro-africain Bilal, premier muezzin de l’Islam. L’identité, les faits et gestes de ce grand initié, que certains historiographes arabes ont esclavagisé à titre posthume, sont donc rendus à l’histoire de façon saisissante.

Mais en marge de la remise en question des idées reçues sur Bilal et son action, cet ouvrage de Doumbi-Fakoly est un trésor d’informations sur la géographie des deux Arabies ( le Sud et le Nord), les races en présence, les conflits et les alliances militaires, les religions et les moeurs, l’élimination planifiée des tribus juives de Médine…

Emouvant hommage à la contribution de l’homme noir dans l’élaboration et l’expansion de l’Islam, ce livre suscitera de nombreuses réactions.

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BILAL ibn Rabah (RA): L’un des premiers compagnons du Prophète

 

 

 

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