Elikia Mbokolo reconnait enfin les thèses de Cheikh Anta Diop

0

Elikia Mbokolo, professeur titulaire d’histoire à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes ( EPHE ) faisait jusqu’ici partie des chercheurs africains les plus hostiles au professeur Cheikh Anta Diop et à son œuvre scientifique monumental.

Cette hostilité quasi épidermique l’avait amené à préfacer (fait rarissime) l’ouvrage d’un de ses étudiants François Xavier Fauvelle Aymar intitulé : “L’Afrique de Cheikh Anta Diop”. Dans sa préface aux relents nauséabonds, il évoquait “les réticences de traîne qui jalonnent le parcours académique de Cheikh Anta Diop pour contester radicalement la “scientificité” de ses thèses. Cette posture avait fait de lui l’interlocuteur privilégié des institutions africanistes en Europe. Il était devenu la “caution intellectuelle africaine” du discours africaniste néo-colonial.

Je me souviens en particulier de son attitude négative au colloque international de Dakar en 1996 qui portait sur “l’œuvre de Cheikh Anta Diop et la Renaissance de l’Afrique au seuil du troisième millénaire” au cours duquel il œuvrait en coulisse avec Amady Aly Dieng, Ferran Iniesta, Alain Froment, François-Xavier Fauvelle Aymar pour discréditer auprès des étudiants africains de “l’Université Cheikh Anta Diop” (UCAD) les travaux de Cheikh Anta Diop et de ses continuateurs. Dans l’amphithéâtre de la faculté de medécine pris d’assaut par un public record, Elikia Mbokolo fût contraint, la mort dans l’âme, de renoncer à défendre comme prévu l’antropologue Alain Froment et l’historien François-Xavier Fauvelle Aymar soumis tous les deux à un feu nourri de critiques aussi corrosives que décisives émanant du professeur Théophile Obenga, de Mubabinge Bilolo et de moi-même.

Ce lâchage inattendu a fait jaser les chercheurs et coopérants qui l’accusèrent alors d’avoir capitulé en rase campagne. Dans ce contexte, le document ci-dessous dans lequel Elikia Mbokolo reconnaît enfin et pour la première fois la rigueur scientifique et la pertinence heuristique de l’œuvre du professeur Cheikh Anta Diop constitue à n’en pas douter un évènement d’une portée considérable qui préfigure un ralliement du dernier carré des historiens africains récalcitrants à la majorité des scientifiques du monde Noir qui tiennent le professeur Cheikh Anta Diop pour le plus grand savant polyvalent et le plus grand humaniste visionnaire africain des temps modernes et de l’époque contemporaine.

Jean-Charles Coovi Gomez

Share.

About Author

Leave A Reply