L’origine négro-africaine des religions dites révélées (Un livre de Doumbi-Fakoly)

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L’auteur :
Doumbi-Fakoly est malien d’origine et sénégalais d’adoption. Il est l’auteur de plusieur romans et essais dont “Fakoly, prince de Mande” Ed. l’Harmattan 2003, “Le Mali sous Alpha Oumar Konaré” Ed. Nouvelles du Sud 2002, “Afrique la Renaissance” Ed. Nouvelles du Sud 2000, “Pour une ligue de peuples noirs” Ed. l’Harmattan 2003, “Bilal le Prophète” Ed. Menaibuc 2004.

Le couple primordial négro africain, qui a silloné le monde une éternité durant avant de se diversifier en ses actuelles composantes raciales, a, à l’évidence, été le premier à expérimenter la vie sous tous les angles de celle-ci.

Ancêtre de toutes les races, premier pionnier dans l’investigation de tous les secteurs de l’immense activité humaine, concepteur de la soicété et de la cité, il a été le premier à s’interroger sur le “Comment” et le “Pourquoi” de la création et à trouver des réponses satisfaisantes à ces interrogations essentielles.

Aussi est-ce un truisme de dire que l’homme noir et la femme noire ont découvert Dieu les premiers et l’ont enseigné à tous leurs descendants, que ceux-ci soient blancs, sémites, jaunes ou rouges.

Mal compris ou adapté à d’autres réalités et habillé d’intentions malsaines, l’enseignement qu’ils ont dispensé leur est revenu dénaturé, falsifié, travesti, édulcoloré, vidé de tout son sens initial.

Mais le mensonge n’est jamais éternel. Pour mener à bien la lutte de la survie de tout un peuple, pour mettre à nu les contre-vérités historiques et les impostures théologiques, la jeunesse négro-africaine d’Afrique et de la diaspora est invitée à entreprendre, ici et maintenant, une relecture critique des trois livres des religions du Dieu ternaire.

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Extraits des pages 39 à 41 :

Les modèles négro-africains

Il y a plus de 4500 ans, soit au moins 2500 ans avant J-C, l’écart culturel, spirituel, économique, militaire qui séparait la race noire des autres races était plus important que celui multiple, qui sépare aujourd’hui, dans le sens inverse, la même race noire des autres races.

Pendant que dans le reste du monde, la presque totalité des peuples indo-européens et sémites habitait dans des huttes et des tentes, incinérait ses morts ou les inhumait enveloppés dans des peaux de bêtes, faisait des sacrifices humains et enterrait vivantes ses fillettes encombrantes pour le nomadisme, le peuple négro-africain bâtissait des pyramides et des temples majestueux, créait des bijoux en or et en pierres précieuses, invoquait Dieu et enterrait ses défunts avec des prières, faisait des sacrifices d’animaux, des offrandes de fruits et des fumigations.

Même la Mésopotamie que l’on tente en vain de hisser aujourd’hui à son niveau, ne pouvait soutenir la comparaison. Car, si ce pays avait également découvert Dieu, il en avait multitude parmi lesquels Marduk, un Dieu guerrier qui réglait ses problèmes à coups de poing, et Ishtar, la courtisane des Dieux et l’instauratrice de la corporation des prostituées.

Par ailleurs, si la Mésopotamie avait aussi crée son écriture, elle n’avait pas dépassé le stade des tablettes d’argile pour lui servir de support. Et si elle avait fini par découvrir la construction d’habitations en pierres, c’est bien après l’Égypte qui a inventé cette technique.

L’Égypte, alors patrie du peuple négro-africain était donc bel et bien le soleil qui illuminait l’univers. Visible de partout, elle attirait tous les candidats à l’initiation, à la civilisation. Elle était l’unique modèle à voir, à sentir, à palper, à suivre.

L’unicité de Dieu

Afin de lever tout doute sur son unicité, Atoum dit Amon dit Râ déclare :

« … J’étais la Totalité quand j’étais seul dans le Noun et je suis Rê dans sa glorieuse apparition quand il commence à gouverner ce qu’il a crée… Je suis le grand dieu qui est venu à l’existence de lui-même… Le grand dieu qui est venu à l’existence de lui-même, c’est l’eau, le Noun, père des dieux… Je suis celui qui a composé ses noms, maître de l’ennéade… Á moi appartient hier et je connais demain… »*

Puis il ajoute :

« … Je suis le maître de l’éternité… Ma vraie forme est cachée en moi, car je suis l’Inconnaissable… »

Pendant le long et paisible séjour de plusieurs siècles qu’il a passé en Égypte, le peuple hébreu a été contraint de se reconstruire une nouvelle vision du monde plus conforme aux nouvelles réalités de son existence.

En effet, de peuple nomade puis semi-nomade, il est devenu un peuple sédentaire.

 Il voyait, bien sûr le soleil se lever toujours du même côté ; mais l’observation qu’il faisait de sa trajectoire de ses influences sur la nature avait beaucoup changé. La pluie tombait toujours d’en haut et arrosait toujours le sol des montagnes ; mais l’observation qu’il faisait de ses effets sur la nature n’était plus la même. Et si la vie intime sous les tentes, prêtes à être repliées et déménagées ailleurs était probablement la même que sous les maisons en dur, fixées ou presque, il devait admettre que l’organisation de la vie de la collectivité toujours sur le départ était fondamentalement différente de celle d’une communauté mais sédentaire celle-là.

Aussi, lorsque plus tard, les rédacteurs de l’Ancien Testament se sont mis au travail, ils ont retenu, entre les différentes traditions qui leur ont été rapportées, celles qui portaient la signature de l’Égypte où le peuple Hébreu a le plus observé, le plus appris.

Au détriment du dieu guerrier babylonien Marduk, du dieu cananéen Moloch qui exigeait du peuple Hébreu le sacrifice de ses nouveau-nés, des divinités de la végétation Baal et de la fertilité Astarté, ils ont choisi Atoum dit Râ dit Amon .

Il n’est donc pas surprenant que Jahveh di Jéhovah dit Elohim soit aussi un dieu unique, venu à l’existence de lui-même et créateur de tout ce qui existe. Car plus de 2000 ans plus tôt, Atoum dit Râ dit Amon l’avait déjà affirmé.

Il n’est pas étonnant non plus que  Jahveh di Jéhovah dit Elohim plane en esprit au-dessus de l’abîme qui porte en germe toutes les potentialités de ses futures créatures multiples.

Plus de 2000 ans plus tôt, Atoum dit Râ dit Amon l’avait déjà affirmé en déclarant qu’il s’est dédoublé à partir du Noun d’où partira à la fois tout le processus et toutes les matières premières à la création qu’il va réaliser par le verbe.

Ainsi, Enel a-t-il raison d’écrire :

« Ainsi l’idée du Dieu Unique, seule raison et source de toute la création représente la pierre angulaire de l’enseignement de l’ancienne Égypte et c’est cette idée qui servit de base aux religions monothéistes postérieures telles que par exemple la religion hébraïque »**

Mais, toujours prisonniers de leur conception initiale d’un dieu anthropomorphe, les rédacteurs donnent à l’Éternel des jambes quand il se promène dans le jardin d’Eden (Genèse 3/8), des mains (Nombres 11/23, Psaume 18/17, Esaïe 50/2 et 66/2), des oreilles (Nombres 11/11), un nez pour sentir les offrandes (Lévitique 3/12-16).

 

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